IV. À Saint-Louis (version française)

            IV. À Saint-Louis


L'avantage des emplois de bureau (et nous avons, bien sûr, une liste assez courte), c'est que l'on a le week-end libre. Du coup, après avoir fini le travail de la semaine le vendredi soir, j'avais hâte de découvrir un peu plus la ville de Saint-Louis et ses environs. Cet article sera entièrement consacré aux événements de vendredi soir et de samedi, qui n'étaient pas particulièrement liés à mon travail au Centre des Arts et Cultures Africains. Si ce n'est que cela qui vous intéresse, cet article n'est pas pour vous mais j’espère que vous le lirez quand même car je vous promets que cela vaut votre temps. 


Vendredi soir, avec l'équipe du Groupe ABC avec laquelle je travaille sur le projet de site web, nous sommes allés faire un peu de tourisme. Une visite à l'aéroport local a été suivie d'une excursion à l'estuaire du fleuve Sénégal, près de la frontière mauritanienne.


Au bord d''une tributaire du fleuve Sénégal

Après avoir dégusté un délicieux poulet pacha, nous avons également visité la vieille ville de Saint-Louis. À l'époque coloniale, le Sénégal français comptait quatre communes, où les habitants bénéficiaient de la pleine citoyenneté française et de l'égalité des droits (du moins en théorie). Saint-Louis était l'une de ces communes. Si l'on ajoute à cela le fait que la ville fut brièvement capitale de l'Afrique occidentale française jusqu'en 1902, puis du Sénégal jusqu'en 1957, le centre de Saint-Louis, fondé par les colons au XVIIe siècle, regorge de bâtiments gouvernementaux. Nous avons brièvement visité ce qui est aujourd'hui devenu la résidence du gouverneur. La ville, surtout tard le soir, dégage une beauté mélancolique. Bien qu'animée le jour, une fois que la ville est plus calme, l'impression de grandeur passée est difficile à ignorer : les ruelles pavées pittoresques et les balcons délabrés témoignent avant tout d'une époque révolue.


Samedi, place à la détente. Après un départ tranquille, nous avons pris la route vers Gandiole, une station balnéaire où nous avons passé plusieurs heures à déjeuner et à nous détendre au bord de la piscine d'un hôtel local, notamment en jouant au « Keep Away ».




Un moment pour prendre la pause


Une pause bien méritée, mais il faut souligner que ce mode de vie est inaccessible à la grande majorité des Sénégalais. Même avoir un samedi de libre est un luxe non négligeable. J'ai beau essayer de me faire une idée précise de la vie ici, force est de constater que je mène une existence relativement aisée, simplement parce que je suis un voyageur étranger. J'y reviendrai plus en détail dans mon article sur le voyage à mon retour, mais il vaut la peine de le souligner maintenant aussi. Demain, après une nouvelle demi-journée de découverte de Saint-Louis, il sera temps de rentrer à Louga. Je continuerai à travailler sur le site Web et à y apporter les dernières touches au cours de la semaine prochaine, tout en prenant le temps d’explorer plus en détail le travail important du Centre des Arts et Cultures Africains et de son successeur, la Fondation Marleen van Aken.





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