VII. Au revoir au Sénégal

         VII. Au revoir au Sénégal


Et ainsi s'achève l'aventure. Je termine cet article depuis le quai des départs hors Schengen de l'aéroport de Bruxelles/Zaventem, en attendant mon dernier vol : un vol de 30 minutes de l'autre côté de la Manche pour rejoindre Heathrow. Mais avant cela, il est utile de revenir sur mon parcours. J'ai commencé à écrire cet article dans un appartement au cœur de Dakar, la ville la plus occidentale d'Afrique et certainement l'une des plus dynamiques et animées. C'est là que mon voyage au Sénégal s'est achevé.

Vendredi, il était temps de dire au revoir à l'équipe du groupe ABC. J'y ai présenté le site web, ce qui nous a permis de nous assurer que nous étions tous sur la même longueur d'onde pour les modifications et mises à jour futures. Je suis extrêmement reconnaissant à MAF, Mbaye, Dacosta et Sokhna pour leur accueil généreux lors de mon séjour à Saint-Louis et pour le soutien qu'ils m'ont apporté pour finaliser le site web. Merci également pour la plaque; c'est un joli souvenir qui trônera certainement sur mon bureau à la maison.



Une dernière photo avec toute l'équipe, y compris les membres du groupe ABC qui ont soutenu le projet du site web


Samedi, Marème m'a emmené visiter Dakar, à quatre heures de route vers le sud, avec une circulation dense. Nous y avons fait un petit tour de la ville, visitant le palais présidentiel et passant devant l'opéra.





Au palais presidentiel


Dakar est très différente de toutes les autres villes du Sénégal. Animée et (relativement) moderne, c’est un monde totalement différent de Louga et Saint-Louis. La ville est parsemée de gratte-ciels de formes et de tailles variées et traversée par de grands axes routiers presque partout; une ville qui s'est construite naturellement au fil du temps, telle une vigne urbaine poussant sur la presqu'île du Cap-Vert.




La vue depuis l'appartement


Outre une visite générale, j'ai pu acheter quelques souvenirs au village artisanal de Soumbédioune. C'est un endroit où les artisans peuvent vendre leurs produits artisanaux, comme des figurines en bois, des bijoux et autres. Le marchandage est de rigueur ; dans ce cas précis, j'ai eu la chance que Marème soit là pour me négocier le meilleur prix du marché. C'est une compétence complexe qui exige patience, flexibilité et surtout la capacité à établir un lien personnel avec le vendeur. Dans un cas, elle et le vendeur ont même échangé leurs numéros de téléphone pour obtenir une réduction de prix. Ce genre d'interaction est quasiment inédit en Occident (et m'a quelque peu déconcerté, pour être tout à fait honnête), mais il m’a rappelé à l’importance de l'économie informelle au Sénégal.


Dimanche matin, impossible d'échapper au fait que toute bonne chose a une fin. Il était temps de rentrer à Londres, en prévoyant bien du temps pour la circulation intense qui engorge l'autoroute A1 reliant la ville à la ville de Mbour via l'aéroport. Après avoir une fois de plus franchi avec succès la zone des départs (bien que cette fois-ci assez calme), il était temps de prendre l'avion pour Bruxelles. Là encore, l'opération s'est déroulée sans incident, même si se retrouver largué dans le labyrinthe du “Pier B” à 4h55 du matin est déconseillé aux âmes sensibles.


Ceci était le dernier article détaillant mon voyage. La semaine prochaine s'annonce chargée, mais j'espère publier un article plus long avec quelques réflexions et observations sur mon voyage dans son ensemble d'ici la fin. Soyez attentifs, mais pour le moment, à bientôt.

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